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	<title>F&#233;d&#233;ration Enfants Soleil</title>
	<link>http://www.enfants-soleil.org/</link>
	<description>L'Association Enfants Soleil a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en Juin 1998. Enfants-Soleil est une association de solidarit&#233; internationale, reconnue d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, &#224; but non lucratif, sans appartenance politique, syndicale</description>
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		<title>F&#233;d&#233;ration Enfants Soleil</title>
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		<title>Relation de l'histoire ancienne des Indiens.</title>
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		<dc:date>2018-03-22T09:52:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Un livre de Ramon Pan&#233;. Pr&#233;face de d'Andr&#233; Ughetto.(qui a fait la traduction en Fran&#231;ais)&lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; par les &#233;ditions &#034;Minos. La diff&#233;rence.&#034;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://enfants-soleil.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Critiques et notes de lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ramon Pan&#233; est un moine soumis &#224; la r&#232;gle de Saint Augustin, dont la congr&#233;gation, est fond&#233;e en Espagne au XIV&#232;me si&#232;cle, dont le patron est Saint J&#233;r&#244;me. On n'a retrouv&#233; que la version italienne de cet &#233;crit, publi&#233; en 1571 &#224; Venise, l'original, en espagnol, a disparu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fra Ramon Pan&#233;&lt;/strong&gt; participe au second voyage de Christophe Colomb ? Il d&#233;barque sur l'&#238;le d'Hispagnola (Ayiti) au tout d&#233;but de l'ann&#233;e 1494. Ces &#233;crits ont l'int&#233;r&#234;t, pour les anthropologues les ethnologues, de faire des recoupements &#224; partir des divers textes de base qui ont racont&#233; l'histoire de cette soci&#233;t&#233; pr&#233;colombienne, et avec les rares &#233;l&#233;ments mat&#233;riels retrouv&#233;s. C'est &#224; dire de se d&#233;tacher de tous les pr&#233;jug&#233;s dus &#224; une &#233;poque. Un autre int&#233;r&#234;t est que cet &#233;crit fait abstraction de l'auteur, qui n'ajoute aucun commentaire &#224; ces r&#233;cits des insulaires qu'il reprend, apr&#232;s s'&#234;tre initi&#233; &#224; leur(s) langue(s). Il a d&#251; passer six ou sept ans sur place.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, on ne peut faire abstraction de son objectif qui est, avec sa congr&#233;gation, d'&#233;vang&#233;liser ces populations. La participation &#224; cette colonisation qui justifie les pires exactions au nom de la foi chr&#233;tienne, en particulier, tout au d&#233;but, celles du fr&#232;re de Colomb, qu'il avait laiss&#233; sur place, avec une quarantaine d'hommes, ne pouvant repartir en Espagne avec tous ses compagnons. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il met par &#233;crit, dans ces textes plut&#244;t d&#233;sordonn&#233;s, quelques r&#233;cits de tradition orale des Ta&#239;nos qui ne connaissaient pas l'&#233;criture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains chapitres d&#233;crivent les idoles (appel&#233;s Cimis ou Zemis) et le pouvoir que leur attribuent les am&#233;rindiens d'Ayiti. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;En voici un exemple.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitre XXIII. A propos du cimi Guabancex.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Celui-ci &#233;tait dans le pays du grand cacique Aumatex. Guabancex est femme, accompagn&#233;e par deux autres cimis, dont l'un est est un crieur public et l'autre recueille et fait couler les eaux. Quand Guabantex se met en col&#232;re, elle &#233;veille le vent, la pluie, jette &#224; bas les maisons et d&#233;pouille les arbres. Elle est femme, disent les indiens, bien que de la substance des pierres du pays. Les deux ciminis qui lui tiennent compagnie sont Gatavua et Coatrisqui&#233;. le premier ; le h&#233;raut, exige que par ordre de Guabansex, tous les ciminis de la province aident &#224; d&#233;cha&#238;ner les vents et la pluie ; le second rassemble les eaux d&#233;valant des montagnes et les laisse aller pour tout d&#233;truire dans le pays. Les Indiens croient vraiment &#224; ces sornettes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce film raconte l'histoire des civilisations am&#233;rindiennes, depuis le travers&#233;e suppos&#233;e du d&#233;troit de Behring, il y a 15000 ans environ, jusqu'&#224; l'Am&#233;rique du sud.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un peu &#034;touristique&#034; mais int&#233;ressant pour qui veut avoir une vue d'ensemble...sans trop se fatiguer.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://youtu.be/q34kcnJZX4k&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://youtu.be/q34kcnJZX4k&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Croisi&#232;res D&#233;couvertes. Les Grandes travers&#233;es. Dur&#233;e 50 mn.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gary Victor &#034;Banal Oubli&#034;</title>
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		<dc:date>2018-02-21T19:28:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Banal oubli Gary victor &lt;br class='autobr' /&gt;
Pierre Jean, &#233;crivain, cherche l'inspiration pour son nouveau roman. &#201;branl&#233; par la rupture avec sa ma&#238;tresse Alicia, il se console en buvant quelques gins tonics &#171; Chez James &#187;. Quittant le bar au petit matin, il a la d&#233;sagr&#233;able impression d'oublier &#173;quelque chose. &#171; La v&#233;rit&#233; explose dans ma t&#234;te. Je chute dans un gouffre. Mon c&#339;ur fait un sprint soudain. Ses battements rapides sont des coups de poing douloureux dans ma poitrine. Je d&#233;marre, faisant en catastrophe marche (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://enfants-soleil.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Critiques et notes de lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Banal oubli&lt;br class='autobr' /&gt;
Gary victor&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Jean, &#233;crivain, cherche l'inspiration pour son nouveau roman. &#201;branl&#233; par la rupture avec sa ma&#238;tresse Alicia, il se console en buvant quelques gins tonics &#171; Chez James &#187;. Quittant le bar au petit matin, il a la d&#233;sagr&#233;able impression d'oublier &#173;quelque chose. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La v&#233;rit&#233; explose dans ma t&#234;te. Je chute dans un gouffre. Mon c&#339;ur fait un sprint soudain. Ses battements rapides sont des coups de poing douloureux dans ma poitrine. Je d&#233;marre, faisant en catastrophe marche arri&#232;re, &#233;vitant de justesse une voiture circulant tous feux &#233;teints. Je fonce &#224; une vitesse folle dans les rues obscures. J'ai le corps tremp&#233; d'une sueur froide. Un oubli pareil, c'est la premi&#232;re fois que cela m'arrive. Je gare la voiture en double ligne sans me pr&#233;occuper d'une possible contravention. Je descends, je cours vers le bar, pousse la porte. Je scrute chaque recoin de la salle&#8230; Je ne sens plus le sol sous mes pieds. Je dois prendre appui d'une main sur la table la plus proche. Je respire profond&#233;ment avant de m'avancer vers James qui range ses verres. &lt;br /&gt;&#8212; Je me suis oubli&#233; ici, lui dis-je. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi d&#233;bute une histoire extraordinaire, &#233;poustouflante, o&#249; l'&#233;crivain se voit progressivement d&#233;poss&#233;d&#233; de son histoire par le personnage principal. Celui-ci revendique son libre-arbitre et conteste la dictature des cr&#233;ateurs pour d&#233;fendre la devise : &#171; Vainqueur ou vaincu, surtout vaincu, ne laisse &#224; quiconque, pas m&#234;me &#224; Dieu, le soin d'&#233;crire ton histoire. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
ISBN : 978-2-911412-54-7&lt;br class='autobr' /&gt;
Format : 15 x 23 cm&lt;br class='autobr' /&gt;
Pages : 192 pages&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Gary Victor figure parmi les &#233;crivains les plus lus en Ha&#239;ti.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lisez ce livre. Imagination d&#233;bordante, humour !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gary Victor &#034;La Piste des sortil&#232;ges&#034;</title>
		<link>https://enfants-soleil.fr/spip.php?article418</link>
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		<dc:date>2018-02-21T19:22:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un des plus fascinants livres de Gary Victor. &lt;br class='autobr' /&gt;
LA PISTE DES SORTILEGES &lt;br class='autobr' /&gt; De Gary Victor
&lt;br class='autobr' /&gt; &#201;diteur : Vents d'ailleurs
&lt;br class='autobr' /&gt; Parution : 12 juin 2002 &lt;br class='autobr' /&gt;
Pers&#233;e Persifal, tu&#233; par un d&#233;put&#233; corrompu, quitte le monde des vivants. Son ami Sonson Pipirit &#233;chappe aux nasses de la Sir&#232;ne, convainc Bawon Samedi, gardien des cimeti&#232;res, que Persifal est un juste, joue aux dominos avec Vlen, chef des soci&#233;t&#233;s secr&#232;tes de l'&#238;le, est menac&#233; d'&#233;masculation, vendu comme esclave et attaqu&#233; par un l&#233;zard grand comme un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://enfants-soleil.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Critiques et notes de lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un des plus fascinants livres de Gary Victor.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LA PISTE DES SORTILEGES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; De Gary Victor&lt;br class='autobr' /&gt; &#201;diteur : Vents d'ailleurs&lt;br class='autobr' /&gt; Parution : 12 juin 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pers&#233;e Persifal, tu&#233; par un d&#233;put&#233; corrompu, quitte le monde des vivants. Son ami Sonson Pipirit &#233;chappe aux nasses de la Sir&#232;ne, convainc Bawon Samedi, gardien des cimeti&#232;res, que Persifal est un juste, joue aux dominos avec Vlen, chef des soci&#233;t&#233;s secr&#232;tes de l'&#238;le, est menac&#233; d'&#233;masculation, vendu comme esclave et attaqu&#233; par un l&#233;zard grand comme un cheval, part &#224; la chasse au mandrill, console le fr&#232;re de la ma&#238;tresse de Papa Simbi, dieu vaudou, refuse de servir de repas aux porcs, tue plus que de raison et succombe maintes fois aux charmes torrides de femmes plus belles les unes que les autres pendant cette nuit sur la Piste. Une seule nuit pour quitter le monde des vivants, partir sur la Piste et revenir, parcourir la campagne d'Ha&#239;ti, traverser deux si&#232;cles pour chercher un ami, un juste. Entra&#238;n&#233; dans une &#233;pop&#233;e fantastique, une aventure &#224; vous couper le souffle, une qu&#234;te initiatique m&#234;lant d'une main de ma&#238;tre la vie, la mort, le tragique, le rire, Dieu, le diable et la critique sociale... vous n'en sortirez pas indemne !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un film &#233;mouvant qui montre la vie des femmes...</title>
		<link>https://enfants-soleil.fr/spip.php?article416</link>
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		<dc:date>2018-02-14T08:23:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Un film &#233;mouvant qui montre la vie des femmes en Ha&#239;ti. Leur force, leur courage, leurs espoirs. On ne sort pas intact de ce cette histoire qui est celle de tant de femmes en prise &#224; une r&#233;alit&#233; quotidienne que l'on a du mal &#224; imaginer.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://enfants-soleil.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Critiques et notes de lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les ann&#233;es qui suivent le s&#233;isme. le lutte quotidienne pour survivre, nourrir les enfants, les envoyer &#224; l'&#233;cole...&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce documentaire vous fait entrer dans leur vie, dans un camp d'abord, puis dans un quartier d'Ha&#239;ti qui s'appelle &#034;Carrefour Feuille&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est tout simple, elles parlent, elles racontent... Elles n'en veulent &#224; personne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Demain si Dieu veut. Portraits de femmes en Ha&#239;ti.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Un film d'Elsa Dafour.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Demain si Dieu veut, portraits de femme en Ha&#239;ti - Archipels &lt;br class='autobr' /&gt;
Cinq ans apr&#232;s le s&#233;isme &#224; Ha&#239;ti qui a eu lieu en janvier 2010, 4 femmes t&#233;moignent. Vincia, Mirlande, Vionette et Samanta se sont r&#233;unies sur un terrain vague improvis&#233; en camp de r&#233;fugi&#233;s. C'est dans ce d&#233;cor d&#233;sol&#233; qu'elles vivent et attendent d'&#234;tre relog&#233;es. Elles racontent la pr&#233;carit&#233;, la violence. Peu d'espoir &#224; l'horizon. Titre originel : Ha&#239;tidemain si Dieu veut R&#233;alisateur : Elsa Dufour Production : Imagine &lt;a href=&#034;http://www.imagine.ac/index.html&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.imagine.ac/index.html&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous trouverez ce documentaire de 52 minutes sur You tube.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce film vous dira pourquoi ce pays m&#233;rite que nous l'aidions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis, d'autres catastrophes ont endeuill&#233; le pays. La situation des femmes dans les bidonvilles n'a gu&#232;re &#233;volu&#233;. Ce n'est pas acceptable. Ce n'est pas digne de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mort sans s&#233;pulture. D'Arnold Antonin. Pr&#233;sent&#233; par Gotson Pierre.(Alterpresse)</title>
		<link>https://enfants-soleil.fr/spip.php?article311</link>
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		<dc:date>2016-02-15T16:33:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lisez cet article de Gotson Pierre, journaliste ha&#239;tien &#224; Alter Presse, et grand connaisseur du Cin&#233;ma ha&#239;tien et de la litt&#233;rature de ce pays, tr&#232;s riche en talents divers. Gotson Pierre annonce la sortie &#224; Port au Prince du dernier film du Cin&#233;aste ha&#239;tien Arnold Antonin, &#034;Mort sans s&#233;pulture&#034; sur la disparition (l'assassinat) sous Duvalier de l'&#233;crivain Jacques Stephen Alexis. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Gotson Pierre (Alterpresse. Groupe M&#233;dialternatif) Au sujet du film &#171; Mort sans s&#233;pulture. &#187; D'Antonin, cin&#233;aste Ha&#239;tien. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://enfants-soleil.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Critiques et notes de lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lisez cet article de Gotson Pierre, journaliste ha&#239;tien &#224; Alter Presse, et grand connaisseur du Cin&#233;ma ha&#239;tien et de la litt&#233;rature de ce pays, tr&#232;s riche en talents divers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Gotson Pierre annonce la sortie &#224; Port au Prince du dernier film du Cin&#233;aste ha&#239;tien Arnold Antonin, &#034;Mort sans s&#233;pulture&#034; sur la disparition (l'assassinat) sous Duvalier de l'&#233;crivain Jacques Stephen Alexis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Gotson Pierre (Alterpresse. Groupe M&#233;dialternatif)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Au sujet du film &#171; Mort sans s&#233;pulture. &#187; D'Antonin, cin&#233;aste Ha&#239;tien. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P-au-P., 14 janv. 2016 [AlterPresse] ---&lt;/strong&gt; Le cin&#233;aste Arnold Antonin fait revivre le c&#233;l&#232;bre &#233;crivain et homme politique ha&#239;tien Jacques Stephen Alexis, dont la disparition, en avril 1961, durant la dictature de Fran&#231;ois Duvalier, demeure un myst&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Jacques Stephen Alexis, Mort sans s&#233;pulture &#187; est le titre du film qui sort cette semaine &#224; Port-au-Prince, et qui rassemble des t&#233;moignages en Ha&#239;ti et &#224; l'&#233;tranger sur la vie, l'&#339;uvre et le militantisme de l'&#233;crivain.&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233; aux Gonaives (Nord), Jacques St&#233;phen Alexis, est l'auteur de 3 romans, &#171; Comp&#232;re g&#233;n&#233;ral soleil &#187; (1955), &#171; Les Arbres musiciens &#187; (1957), &#171; L'Espace d'un cillement &#187; (1959) et d'un recueil de contes et nouvelles, &#171; Romancero aux &#233;toiles &#187; (1960), parus chez Gallimard &#224; Paris, et qui ont connu un immense succ&#232;s. Ils sont devenus des classiques de la litt&#233;rature ha&#239;tienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alexis est mort en avril 1961 en Ha&#239;ti dans des conditions difficiles &#224; pr&#233;ciser et sur lesquelles le film de 90 minutes n'a pu amener que des versions qui nourrissent quelque peu la l&#233;gende de cette figure imposante du 20e si&#232;cle ha&#239;tien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que de versions du retour clandestin d'exil et de la capture de Jacques Stephen Alexis ! Est-il mort &#224; Fort Dimanche, la lugubre prison des Duvalier, aux Casernes Dessalines ou au M&#244;le St Nicolas (Nord-ouest), o&#249;, selon des t&#233;moignages, il a d&#233;barqu&#233; ? A-t-il &#233;t&#233; fusill&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui est certain, c'est qu'il a &#233;t&#233; captur&#233; et port&#233; disparu le 21 avril 1961, &#224; la veille de ses 40 ans, pr&#233;cise le documentaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
A travers ce long m&#233;trage, tourn&#233;, entre autres, en Ha&#239;ti, aux Etats-Unis, en France, &#224; Cuba et au Canada, Antonin part sur les traces d'Alexis et &#224; la recherche de tous les t&#233;moins encore vivants.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'admiration d'Antonin pour ce grand &#233;crivain transpire tout au long du documentaire, construit avec beaucoup de d&#233;licatesse. Des voix et des images, parfois d'&#233;poque, portent bien le personnage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son roman &#171; L'espace d'un cillement &#187; appara&#238;t comme son livre majeur, selon l'opinion de plusieurs intervenants, dont sa fille Florence Alexis. C'est &#171; un livre-pivot &#187;, souligne-t-elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;r&#233; comme une des r&#233;f&#233;rences phares du &#171; r&#233;alisme merveilleux &#187; dans la Cara&#239;be, Alexis d&#233;finissait le merveilleux comme &#171; l'imagerie dans laquelle un peuple enveloppe son exp&#233;rience &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son compagnon de combat avec qui il a pol&#233;miqu&#233; par la suite, l'&#233;crivain Ren&#233; Depestre, salue l'universalit&#233; d'Alexis, qui avait &#171; su rendre f&#233;condes ses contradictions &#187;. &#171; J'ai jamais perdu de vue Alexis &#187;, confie-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;crivain Dany Laferri&#232;re rel&#232;ve le &#171; style flamboyant &#187; d'Alexis, qui ne saurait laisser indiff&#233;rents des auteurs comme Rodney Saint Eloi, Lionel Trouillot, Garry Victor, Yanick Lahens et Jean Metellus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une note discordante, toutefois, de l'intellectuel et ancien pr&#233;sident Leslie Manigat : &#171; Si Jacques Stephen Alexis n'avait pas des anecdotes &#224; raconter, la moiti&#233; du personnage serait vid&#233; de sa substance &#187;, tranche-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'&#233;crivain et critique fran&#231;ais Yves Chemla, Jacques Stephen Alexis est &#171; un homme d'h&#233;ritage et de rupture &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'aspect politique de l'action de Jacques Stephen Alexis est &#233;galement bien document&#233; dans le film d'Antonin, qui fait appel &#224; plusieurs anciens compagnons de l'homme politique, dont le dramaturge Rassoul Labuchin, l'&#233;crivain et photographe G&#233;rald Bloncourt et Ren&#233; Depestre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec ces deux derniers, Alexis a &#233;t&#233; au c&#339;ur du mouvement appel&#233; &#171; la r&#233;volution de janvier 1946 &#187;, durant laquelle, la mobilisation des jeunes aboutit &#224; la chute du pr&#233;sident Elie Lescot.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il fondera en 1959 le Parti d'Entente Populaire, qui s'inscrit dans la mouvance communiste, et publiera clandestinement le manifeste du parti.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le communisme, qu'il pr&#244;ne alors, tient compte &#171; des particularit&#233;s culturelles d'Ha&#239;ti &#187;, pr&#233;cise Labuchin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son analyse, Alexis caract&#233;rise Ha&#239;ti comme un pays semi f&#233;odal et semi colonial o&#249; &#171; le pouvoir personnel s'exerce traditionnellement sans aucun contrepoids &#187;. &#171; Les individus, poursuit-il, ont beaucoup plus tendance &#224; s'attacher &#224; des sauveurs qu'&#224; des id&#233;es politiques pr&#233;cises et &#224; la lutte de masses structurellement organis&#233;e &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le film revient sur son p&#233;riple, en 1961, dans le bloc de l'Est, particuli&#232;rement &#224; Moscou et &#224; P&#233;kin. On voit sa rencontre avec Mao Tsetong. Il participe au congr&#232;s des partis communistes de plus de 80 pays &#224; Moscou.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rassoul Labuchin se souvient de sa plaidoirie en faveur de la r&#233;solution des rivalit&#233;s entre la Chine et l'Union Sovi&#233;tique, qui affectent les mouvements de gauche en Am&#233;rique Latine et dans la Cara&#239;be.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le documentaire d'Arnold Antonin nous apprend aussi des choses simples sur la vie d'Alexis. Il aimait coudre, faire la cuisine, &#233;tait grand joueur d'&#233;chec et adorait les fleurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les autres personnalit&#233;s qui interviennent dans le documentaire, figurent le professeur Guy Dallemand, l'&#233;diteur Dieudonn&#233; Fardin, l'&#233;crivain Pierre-Richard Narcisse, les historiens Suzy Castor, Bernard Diederich et Michel Hector ainsi que l'ancien dirigeant communiste Max Bourjolly.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec ce film, Arnold Antonin poursuit sans rel&#226;che son oeuvre de m&#233;moire, indispensable pour le progr&#232;s d'Haiti. [gp apr 14/01/2016 14 :00]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ha&#239;ti, l'histoire en h&#233;ritage.</title>
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		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le dernier livre de St&#233;phanie Barzasi vient de para&#238;tre.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Le tremblement de terre du 12 Janvier 2010 dans les r&#233;cits de presse fran&#231;ais. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour en savoir plus, cliquez ici&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://enfants-soleil.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Critiques et notes de lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dernier livre de St&#233;phanie Barzasi vient de para&#238;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le tremblement de terre du 12 Janvier 2010 dans les r&#233;cits de presse fran&#231;ais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour en savoir plus, cliquez ici&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_902 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://enfants-soleil.fr/IMG/pdf/haiti_l_histoire_en_heritage.pdf' title='PDF - 266.3 ko' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://enfants-soleil.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-39070.png?1683286226' width='52' height='52' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>A t&#233;l&#233;charger : Librairie l'Harmattan</title>
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		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Acc&#232;s direct aux offre de la librairie l'Harmattan.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Un catalogue d'oeuvres &#224; t&#233;l&#233;charger autour d'Ha&#239;ti.&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Un livre &#224; lire : Carolyn Fick, Ha&#239;ti, naissance...</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un livre &#224; lire : Carolyn Fick, Ha&#239;ti, naissance d'une nation. La r&#233;volution de Saint-Domingue vue d'en bas, traduit de l'anglais (USA) par Frantz Voltaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 1er janvier 1804, Ha&#239;ti proclame son ind&#233;pendance et devient un &#201;tat noir, libre et souverain, n&#233; d'une r&#233;volution qui venait de renverser l'esclavage et de briser les liens du colonialisme fran&#231;ais &#224; l'&#233;poque des grandes r&#233;volutions qui balay&#232;rent l'espace atlantique &#224; la fin du dix-huiti&#232;me si&#232;cle. En menant cette R&#233;volution, au nom de la libert&#233;, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://enfants-soleil.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Critiques et notes de lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un livre &#224; lire :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Carolyn Fick, Ha&#239;ti, naissance d'une nation. La r&#233;volution de Saint-Domingue vue d'en bas, traduit de l'anglais (USA) par Frantz Voltaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er janvier 1804, Ha&#239;ti proclame son ind&#233;pendance et devient un &#201;tat noir, libre et souverain, n&#233; d'une r&#233;volution qui venait de renverser l'esclavage et de briser les liens du colonialisme fran&#231;ais &#224; l'&#233;poque des grandes r&#233;volutions qui balay&#232;rent l'espace atlantique &#224; la fin du dix-huiti&#232;me si&#232;cle. En menant cette R&#233;volution, au nom de la libert&#233;, les esclaves de Saint-Domingue, ancienne colonie fran&#231;aise, ont remis en question les fondements des courants de la pens&#233;e occidentale de l'&#233;poque qui d&#233;niait aux Noirs leur humanit&#233; et leur capacit&#233; &#224; prendre en main leur lib&#233;ration.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s 1791, dans le contexte de la R&#233;volution fran&#231;aise et ses r&#233;percussions dans la colonie &#8212; la plus riche et florissante de tout l'Atlantique &#8212; les esclaves tir&#232;rent parti des bouleversements qui secouaient les classes poss&#233;dantes, entra&#238;nant la dislocation des structures sociales et politiques de l'ancien r&#233;gime colonial, et se r&#233;volt&#232;rent en masse. En 1793, sous l'impulsion des insurrections des esclaves, et face aux menaces d'une occupation par les puissances &#233;trang&#232;res, espagnole et britannique, contre lesquelles la France r&#233;publicaine &#233;tait en guerre, l'abolition de l'esclavage fut proclam&#233;e puis ratifi&#233;e par d&#233;cret &#224; la Convention Nationale le 4 f&#233;vrier 1794. Mais le projet de restauration de l'esclavage et de la traite n&#233;gri&#232;re, con&#231;u et ex&#233;cut&#233; par Napol&#233;on Bonaparte en 1802, au moyen d'une exp&#233;dition militaire dirig&#233;e par son beau-fr&#232;re le g&#233;n&#233;ral Charles Leclerc, m&#232;nerait &#224; une guerre totale pour l'ind&#233;pendance nationale et l'&#233;galit&#233; raciale.&lt;br class='autobr' /&gt;
La R&#233;volution ha&#239;tienne est un &#233;v&#233;nement &#224; caract&#232;re carib&#233;en tout autant que l'une des composantes de la R&#233;volution fran&#231;aise, voire de l'histoire de la civilisation moderne. Dans cette lutte &#224; &#233;tapes multiples, les masses noires, pour la plupart illettr&#233;es, ont tenu un r&#244;le de premier plan, voire d&#233;terminant. Les dirigeants pro&#233;minents, comme Toussaint Louverture et d'autres, sont d&#233;j&#224; connus. Ce livre se propose d'&#233;crire autrement l'histoire de la R&#233;volution ha&#239;tienne. Il se veut une &#233;tude qui porte sur les activit&#233;s r&#233;volutionnaires et les mentalit&#233;s des individus, jusqu'alors inconnus et occult&#233;s par l'histoire, qui, &#224; leur mani&#232;re, ont contribu&#233; &#224; l'&#233;mancipation et &#224; la fondation de la Nation ha&#239;tienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur : Carolyn Fick enseigne au d&#233;partement d'histoire de l'Universit&#233; de Concordia (Canada). The Making of Haiti. The Saint-Domingue Revolution from Below a paru aux University of Tennessee Press (Knoxville, USA) en 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;face de Marcel Dorigny&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ISBN : 9782915596-98-3&lt;br class='autobr' /&gt;
Janvier 2014, 23 x 15 cm, 512 pages, 29.90 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jules Bert Jean &#034;Le coq de mon p&#232;re&#034; </title>
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		<dc:date>2014-06-17T10:58:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Jules Bert Jean. &#034;Le coq de mon p&#232;re&#034;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://enfants-soleil.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Critiques et notes de lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un tr&#232;s beau livre en images . Editions de l'Universit&#233; d' Etat d'Ha&#239;ti&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Jules Bert Jean raconte avec humour ses souvenirs d'enfance en Ha&#239;ti.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a grandi sur l'&#238;le de la Gonave, dans la campagne de Boukanlama, entre une m&#232;re courage et un p&#232;re chasseur de vaches sauvages, paysan, pasteur &#233;vang&#233;liste, &#233;leveur de cochons et de coqs de combat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#232;s de soixante ans plus tard la situation a peu &#233;volu&#233; : gestes immuables d'une pauvret&#233; digne, coutumes impr&#233;gn&#233;es de croyances aux &#234;tres surnaturels, acc&#232;s plus facile &#224; l'eau et &#224; l'&#233;cole, mais graves d&#233;gradations de l'environnement et toujours pas d'&#233;lectricit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chacun des dix-huit th&#232;mes de cet ouvrage comporte trois parties : les souvenirs de Jules, des t&#233;moignages recueillis sur les m&#234;mes lieux et le point sur la situation actuelle en Ha&#239;ti par Catherine de Silguy. Ce livre est illustr&#233; par des photographies pleines de vie de Th&#233;r&#232;se Bodet.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;C'est un tr&#232;s beau livre que vous parcourrez avec le grand plaisir de d&#233;couvrir la vie quotidienne sur l'&#238;le de la Gonave. Les pages photos sont magnifiques.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Lyonel Trouillot. Yanvalou pour Charlie. </title>
		<link>https://enfants-soleil.fr/spip.php?article77</link>
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		<dc:date>2013-05-26T08:49:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Livre de Lyonel Trouillot. Yanvalou pour Charlie. Actes Sud (2009)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://enfants-soleil.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Critiques et notes de lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notes de lecture de Junior Phanor.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Photo de Lyonel Trouillot.&lt;br class='autobr' /&gt;
Wikipedia&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_221 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://enfants-soleil.fr/local/cache-vignettes/L200xH134/lyonel_trouillot_def-29ac0.jpg?1607329517' width='200' height='134' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; Lyonel Trouillot, &#171; Yanvalou pour Charlie &#187;, Actes Sud, 2009&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Notes de lecture Junior Phanord&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; l'ami qui m'a invit&#233; au &#171; Yanvalou pour Charlie &#187;. Lionel Trouillot nous propose, dans ce roman, une radiographie du drame des enfants abandonn&#233;s. Une plaie. Une souffrance. Un autre d&#233;fi &#224; relever. Ha&#239;ti est aussi en construction dans les r&#234;ves errants et vertigineux des copains de Charlie, ces enfants de personne. C'est l'histoire d'un gamin r&#233;fugi&#233; dans la conscience d'un jeune avocat ambitieux, et qui redonne une vie tourment&#233;e &#224; la m&#233;moire de ce dernier, m&#233;moire qu'il a voulu effacer. Il avait presque r&#233;ussi. Et Charlie est arriv&#233;. Dieutor ! La force du nom fit rena&#238;tre le pass&#233;. Pendant une semaine, quatre voix font assi&#233;ger le silence o&#249; le brillant avocat avait enfui le dossier de sa premi&#232;re vie. Le roman est divis&#233; en quatre parties ; donnant la parole &#224; quatre voix : chacune &#233;galement innombrable. Chaque partie a un pr&#233;nom pour titre. Dieutor. Charlie. Nathana&#235;l. Anne. Une ronde des noms, qui est une danse du temps et de l'espace, une tension des destin&#233;es et des origines. Une ronde des noms qui est aussi une danse des masques, la rencontre des illusions avec la r&#233;alit&#233;. Une danse du temps, une exp&#233;rience limite &#224; la fronti&#232;re de tous nos masques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le roman commence par l'irruption de Charlie dans la salle o&#249; le jeune avocat, Mathurin D. Saint-Fort, pr&#233;side la conf&#233;rence hebdomadaire du cabinet en remplacement du &#171; chef &#187;, en voyage d'affaires &#224; Miami. Petite r&#233;union &#224; trois presque intime. Savoureuse occasion o&#249; Maturin joue le patron au milieu de ses deux coll&#232;gues f&#233;minines. Il arbitre. Il jubile. Charlie est &#224; la recherche d'un lieu s&#251;r en attendant le rendez-vous fix&#233; avec ses copains pour r&#233;partir le butin qu'ils ont accumul&#233; par leurs multiples combines de jeunes d&#233;linquants, d&#233;sireux de s'inventer leur propre espoir, de conqu&#233;rir leur propre &#171; &#233;toile &#187;. Charlie voulait quelqu'un de confiance. Le p&#232;re Edmond a pu lui trouver l'adresse d'&#171; un fr&#232;re de la campagne &#187; dont sa maman lui avait dit le plus grand bien. Le voici qui entre dans le cabinet. Une &#171; chose &#187;&#8230; qui vient d&#233;ranger la s&#233;r&#233;nit&#233; des jeunes avocats d'affaires. Deux mondes se font face. Dans la fissure des silences incommunicables, une question fuse : &#171; C'est toi Dieutort ? &#187; L'air tremble. Les images vacillent. La toile accroch&#233;e au mur n'offre pas une fen&#234;tre ad&#233;quate &#224; la tentative d'&#233;vasion du jeune avocat (la faute &#224; la m&#233;diocrit&#233; de l'artiste !). Il devra r&#233;pondre&#8230; en toute v&#233;rit&#233;. D&#233;poser un instant le masque ? Les yeux de ses coll&#232;gues l'interrogent. Elizabeth a peur. Francine voudrait jouer &#224; la bonne s&#339;ur. Mathurin est immerg&#233; d'une sourde inqui&#233;tude. Il voit le danger, mais n'arrive pas &#224; fuir. Il sait qu'au-del&#224; de cette limite, il ne pourra pas conserver le confort de son &#171; vivre sans hier &#187;. Il choisit de faire face. &#171; Oui, c'est moi Dieutor &#187; Et il s'en va avec &#171; l'apparition &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il choisit maintenant d'&#233;couter l'histoire de Charlie. Il sera bient&#244;t familier de tous ses copains. Filidor, le croyant, fils de la paix provisoire des dieux de son p&#232;re et de ceux de sa m&#232;re, et qui vit avec &#171; une guerre permanente des dieux dans sa t&#234;te &#187;. Il est imbattable &#224; la course, pr&#233;cieux h&#233;ritage de sa naissance campagnarde. Nathana&#235;l, leader du groupe, le justicier &#224; qui sa s&#339;ur-m&#232;re a donn&#233; &#171; un nom d'envol pour &#233;chapper aux rats &#187; Il est le meilleur ami de Charlie, c'est le plus fort de la bande. Il a d&#233;j&#224; tu&#233;, pas uniquement le chien de la Montagne noire. C'est un r&#233;volutionnaire en herbe, malheureux en amour. Il veut des &#233;toiles pour tout le monde, et les beaux yeux de Johanne pour son bonheur. Mais celle-ci veut &#233;viter tout amalgame entre Humanisme et grand amour ! Gino est le comptable du groupe, fin observateur et amoureux des chiffres. C'est le plus petit de la bande, et &#171; la plus rus&#233;e des comm&#232;res &#187; (il est en &#171; couple &#187; avec Filidor &#8211; ils sont ins&#233;parables) Gino est venu au centre de sa propre initiative, apr&#232;s avoir pes&#233; le pour et le contre comme il a d&#251; apprendre &#224; le faire depuis tout petit, dans la rue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les enfants ne sont pas arriv&#233;s au centre de la m&#234;me mani&#232;re. Beaucoup, comme Nathana&#235;l, y sont emmen&#233;s encore b&#233;b&#233;s par des filles-m&#232;res, engross&#233;es et abandonn&#233;es par des hommes sans vergogne. Elles continuent &#224; rendre visite &#224; leurs enfants au centre en se faisant passer pour leur s&#339;ur. D'autres sont l&#224; par &#171; manque de sommeil &#187; Dans leur famille d'accueil, ils &#233;taient toujours les premiers &#224; se lever et les derniers &#224; se coucher. Sans compter qu'ils pouvaient se faire r&#233;veiller en pleine nuit pour toutes sortes de besoins. Les mis&#232;res mat&#233;rielles et humaines de la campagne alimentent ce petit peuple de la rue. Le centre, ce n'est pas encore le paradis, mais ils y trouvent le pain, l'eau et le sommeil&#8230; et une bonne dose d'Evangile. C'est d&#233;j&#224; beaucoup pour des enfants qui ne sont m&#234;me pas s&#251;rs d'avoir le droit d'exister : &#171; Quand on est les fils de personne ou qu'on a plus de pays, faut toujours s'excuser de se trouver l&#224; o&#249; on se trouve ou tout simplement d'&#234;tre en vie &#187; Parole de Charlie. Ils pallient la m&#233;diocrit&#233; de leur condition par la parole. Ils ont m&#234;me sauv&#233; un major du suicide par les seules vertus de la parole ; les plus vieux d&#233;priment toujours quand arrive l'heure o&#249; ils doivent quitter le centre. Ils se sont relay&#233;s &#224; son chevet pour lui raconter toutes sortes d'histoires, pour lui arracher un sourire, une envie de continuer la vie. Le major se suicidera &#224; la sortie, par d&#233;faut de paroles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le p&#232;re Edmond accueille les enfants jusqu'&#224; leur seizi&#232;me anniversaire o&#249; ils devront laisser leur place &#224; d'autres enfants plus jeunes qui tra&#238;nent encore dans les rues. Le centre est donc juste une sorte de r&#233;pit. La mis&#233;ricorde du Seigneur est d&#233;bord&#233;e par l'ampleur de la t&#226;che. Il faudrait des arm&#233;es enti&#232;res de &#171; P&#232;re Edmond &#187; pour faire face. La bande &#224; Charlie, sous l'impulsion de Nathana&#235;l, d&#233;cide d'amasser de l'argent en pr&#233;vision de ce jour fatidique. Leur cible : les riches clients des restaurants hupp&#233;s et les maisons abandonn&#233;es pour de courte p&#233;riode. Faire les poches aux clients, d&#233;valiser les maisons. L'argent est r&#233;guli&#232;rement transf&#233;r&#233; dans une vieille valise cach&#233;e au fin fond d'une cit&#233; sordide, &#224; proximit&#233; du r&#233;duit de la s&#339;ur-m&#232;re de Nathana&#235;l. &#192; la sortie du centre, chacun pourra s'acheter une &#233;toile. Un projet, un r&#234;ve et des secrets qui rendent le groupe incassable. Les &#171; comm&#232;res &#187; ach&#232;teront une &#233;toile en commun. Charlie ne se prend pas la t&#234;te, il attendra le moment venu pour savoir quoi faire de son argent. Nathana&#235;l semble avoir trouv&#233; son &#233;toile dans les yeux de la belle Johanne. Une fille de la haute soci&#233;t&#233;, qui a appris la vie dans les livres. Avec Andy, un autre fils de riches, elle anime un groupe r&#233;volutionnaire. C'est leur mani&#232;re &#224; eux &#171; de m&#233;riter de vivre &#187;. En attendant, ils m&#232;nent une double vie, et utilisent deux pr&#233;noms selon les mondes et les occasions. Yannick et Franck, Johanne et Andy : deux volets d'une m&#234;me crise de conscience. Nathana&#235;l participe aux r&#233;unions. La rh&#233;torique se durcit. On envisage la lutte arm&#233;e. Nathana&#235;l propose l'argent de sa bande, mais n'arrive pas &#224; convaincre ses copains malgr&#233; tout le charisme de Johanne-Yannick. Charlie et les comm&#232;res ne tiennent pas &#224; ce que leur argent contribue &#224; faire couler le sang. De plus, ils n'ont aucune garantie en la r&#233;ussite de l'entreprise. D'ailleurs pourquoi les deux petits riches ne d&#233;valiseraient leurs parents pour financer la lutte ? Pour la premi&#232;re fois, Nathana&#235;l a perdu un suffrage. Presque malgr&#233; lui, Charlie a d&#251; voter contre son meilleur ami.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le groupe va se dissoudre. La bande devra d'ailleurs quitter le centre avant la date ordinaire. La police est pass&#233;e. Le p&#232;re Edmond, apr&#232;s les avoir couverts en pr&#233;textant qu'ils avaient d&#233;j&#224; quitt&#233; le centre, ne peut plus les garder. Le partage aura lieu avant terme. Le rendez-vous est fix&#233; &#224; une semaine. Voil&#224; ce qui a amen&#233; Charlie &#224; la porte du jeune avocat. Ils ont pass&#233; la semaine ensemble. Charlie n'a pas mis le pied dehors. Dieutort va au travail sans y &#234;tre vraiment pr&#233;sent. Il est absorb&#233; par la r&#233;surrection de son pass&#233;. Sa campagne natale se repeuple dans sa t&#234;te. Des odeurs et des sons lui reviennent, et des morts aussi. Son petit fr&#232;re Isma&#235;l, avec qui il n'a pas couru au bord de la mer, &#224; qui il aurait pu apprendre la guitare, et qu'il n'a connu qu'apr&#232;s sa mort. Le vieux musicien emport&#233; dans la mer par l'ouragan revient aussi. Le vieux G&#233;d&#233;on lui a gard&#233; toute estime jusqu'&#224; la fin de ses jours. Malgr&#233; les lettres d'Anne lui annon&#231;ant la mort de ses parents il n'avait pas cr&#251; bon d'aller les enterrer. Ces morts aussi lui reviennent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le rendez-vous du partage nous fait entrer dans des cit&#233;s, o&#249; les gens n'ont m&#234;me plus d'&#233;nergie pour &#234;tre des bandits. R&#233;sultat d'une absolue faillite d'am&#233;nagement urbain. Sans eau et ans &#233;cole maternelle, ces cit&#233;s construites pour offrir une main d'&#339;uvre disponible au parc industriel, se sont lamentablement d&#233;grad&#233;es apr&#232;s le d&#233;part des commerces. Les enfants ont pullul&#233; et les rats aussi. Toujours pas d'eau potable, pas d'&#233;cole, ni aucune structure sanitaire. La merde le dispute &#224; la vie au m&#232;tre carr&#233;. Des images dialogu&#233;es d'une intensit&#233; parfois insoutenable. Nous sommes arriv&#233;s au lieu du rendez-vous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les protagonistes se pr&#233;sentent en trois groupes distincts. Dieuror et Charlie. Le jeune avocat est en terre &#233;trang&#232;re. Il a fait l'effort de s'habiller n&#233;gligemment pour la circonstance afin de ne pas trop d&#233;tonner. Mais sa d&#233;marche le trahit. Deuxi&#232;me groupe : Les comm&#232;res (Filidor et Gino). Enfin Nathana&#235;l et les deux fils de riches apprentis r&#233;volutionnaires. Gino avait rep&#233;r&#233; le premier groupe et se sent tr&#232;s mal &#224; l'aise avec la pr&#233;sence de Dieutor au c&#244;t&#233; de Charlie et les beaux v&#234;tements neufs de ce dernier. Il a tout de suite pris ses dispositions. La m&#232;re de Nathana&#235;l sent venir le danger. Elle est anxieuse. Nathana&#235;l la prend &#224; part et insiste pour qu'elle s'&#233;loigne. Elle n'ose pas lui imposer sa volont&#233;. Elle ne se doute pas que Nathana&#235;l sait d&#233;j&#224; qu'elle &#233;tait sa m&#232;re. (na&#239;vet&#233; maternelle !) Elle guette la petite assembl&#233;e de loin. Cette r&#233;union lui inspire toutes les peurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'int&#233;rieur aussi, la tension est palpable. Les jeunes gens sont incommod&#233;s par la pr&#233;sence de Mathurin. Le groupe des comm&#232;res arrive. Gino qui avait toujours accompagn&#233; Nathana&#235;l pour venir d&#233;poser l'argent est pass&#233; r&#233;cup&#233;rer le sac avant de rejoindre le groupe. Il se pr&#233;sente avec une arme &#224; la main. D'embl&#233;e il tente de rassurer tout le monde. Il n'a pris qua sa stricte part et veut repartir ni vu ni connu. Premier coup de feu. C'est Gino qui a tir&#233;. Le bruit a fait le tour de la cit&#233; jusque dans l'intimit&#233; des couples et dans les entrailles de la m&#232;re de Nathana&#235;l, qui accourt pour sauver son fils. Deuxi&#232;me coup de feu. C'est Andy qui a tir&#233;. Les comm&#232;res sont partis. Avec les habilet&#233;s &#224; la course de Filidor et la grande capacit&#233; d'observation de Gino, ils sont bient&#244;t hors de la cit&#233;. La deuxi&#232;me balle a atteint Charlie en plein ventre. Gino n'avait voulu que faire diversion afin de partir en toute qui&#233;tude. Andy-Franck a tir&#233; par panique. La m&#232;re de Nathana&#235;l prend le contr&#244;le des urgences, elle r&#233;partit les t&#226;ches. Les fils de riches sont partis. Dieutor a h&#233;rit&#233; du corps de Charlie et du &#171; sac &#224; &#233;toiles &#187;, il s'en va chez Elizabeth, qui poss&#232;de un impressionnant carnet d'adresses qu'elle a constitu&#233; par son charme et son sens du commerce des sexes. Le m&#233;decin qu'elle tir&#233; des draps de son &#233;pouse cette nuit-l&#224; n'a pas pu faire de miracle. Il &#233;tait d&#233;j&#224; trop tard. Pour avoir droit &#224; sa r&#233;compense, le fameux m&#233;decin s'engage &#224; se d&#233;barrasser du corps. La m&#232;re de Nathana&#235;l lutte encore contre l'envie de mort de son fils qui se cogne partout. Elle &#171; boit les coups et les larmes, tampon, elle absorbe, liane, elle s'enroule autour de la plaie, entoure les bras qui la repoussent avec ses bras &#224; elle, elle perd le combat y retourne, s'accroche, serre le corps-cri contre elle, aspire la douleur dans son corps &#224; elle (&#8230;) Prisonnier des bras qui l'encerclent, il (Nathana&#235;l) s'est endormi d'un sommeil sans &#233;toiles et sans maux de t&#234;te. &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fin de la bande &#224; Charlie. Fin des r&#234;ves de Nathana&#235;l. Yanvalou pour Charlie se termine par un ultime point d'interrogation, qui traduit la persistance du conflit entre Dieutor et Mathurin, entre l'ambitieux avocat d'affaires en pleine ascension et ses souvenirs d'enfant qui font revivre ses morts et ses amours anciennes, entre la terre et la tentation des hautes sph&#232;res. L'avocat n'en est pas sorti indemne. Il est d&#233;sormais habit&#233; par la parole de Charlie, qui ne veut pas mourir. Il a maintenant une m&#233;moire authentique, un socle pour l'avenir. Promu associ&#233; au cabinet, Mathurin a r&#233;ussi. A-t-il r&#233;ussi ? Il est a fait de ses vieux v&#234;tements au centre. Il voulait aussi revoir Nathana&#235;l. Il s'est fait voler son portefeuille et sa montre et re&#231;u un coup de poing sur la gueule. On ne pose pas de questions dans les cit&#233;s ! Comme un p&#232;lerinage sur la terre m&#232;re, il s'en maintenant va assister &#224; la f&#234;te patronale de son village, le village de Charlie. Il en est a &#233;t&#233; inform&#233; par les lettres d'Anne, son amour d'enfance, son seul amour. Il apporte le sac aux &#233;toiles &#224; Anne et son mari pour lancer le projet d'&#233;cole. C'est l'hommage de Charlie &#224; la terre, au r&#234;ve vivant de son peuple, qui danse. Le roman se poursuit dans la danse et les tambours, dans un salut &#224; la terre. Charlie n'est pas mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il nous semble pouvoir d&#233;gager de nombreuses th&#233;matiques sous le couvert de ce beau roman. On pourrait en effet le relire (&#224; l'endroit ou &#224; l'envers) comme une introduction au probl&#232;me de la filiation dans les relations pour le moins ambigu&#235;s de Dieutor avec son p&#232;re et dans le comportement du p&#232;re de Nathana&#235;l entre autres. C'est aussi une r&#233;flexion sur la question identitaire dans un contexte de pr&#233;carit&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e, qui promeut la tentation du chacun pour soi, o&#249; la r&#233;ussite individuelle ne semble possible que dans un d&#233;ni de la communaut&#233; et devient synonyme d'un n&#233;cessaire renoncement aux racines, un vivre sans hier dans une m&#233;lodie solitaire. Il pointe aussi les postures trompeuses. Le p&#232;re de Dieutor a pu se faire une solide r&#233;putation d'intellectuel aux yeux de sa femme en ne poss&#233;dant que trois livres, qu'il feignait de lire tous les soirs. Francine &#233;tait un mod&#232;le de vertu qui se destinait &#224; se sacrifier aux plus pauvres jusqu'&#224; ce qu'elle trouve une situation dans une ONG. Elle est la d&#233;nonciation de ceux qui profitent honteusement de l'humanitaire pour booster leur carri&#232;re et leur bourse. Il y a l&#224; aussi un lieu d'&#233;tude des rapports du peuple ha&#239;tien avec ses morts (les enfants jouent dans les cimeti&#232;tres&#8230;, les morts non enterr&#233;s ne sont jamais partis&#8230;). On pourrait aussi y trouver une belle &#233;tude en filigrane sur les noms, leur myst&#232;re et leur pouvoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#233;videmment surtout un constat sombre sur l'avenir des enfants. La sc&#232;ne du partage en est &#233;loquente. Les comm&#232;res partent pour s'exiler au Bahamas. Les deux fils de riches retournent &#224; la honte de l'inaction incivique de leur classe. Nathana&#235;l sombre peut-&#234;tre dans la folie. Charlie est mort. Trois voies n&#233;fastes : l'exile, la mort ou la folie. A tous les temps, l'avenir de la jeunesse se conjuguerait-il invariablement qu'&#224; ces trois modes ? Mais au c&#339;ur de cette d&#233;sesp&#233;rance, certains indices font signe vers la vie. Anne est rest&#233;e dans sa campagne, organise des activit&#233;s culturelles, r&#234;ve de fonder une &#233;cole. Son mari a quitt&#233; la capitale pour s'y installer avec elle. La m&#232;re de Dieutor et celle de Nathana&#235;l sont des exemples d'abn&#233;gation et de combativit&#233; des m&#232;res ha&#239;tiennes, et leur d&#233;vouement presque irrationnel &#224; leur prog&#233;niture. La femme serait l'avenir d'Ha&#239;ti ? Nous trouvons aussi des traces heureuses des vertus de la parole, une parole qui se fait vie au c&#339;ur du d&#233;sespoir. Celle qui a sauv&#233; le major du suicide. Celle que les vieux de la campagne partagent autour d'une partie de b&#233;sigue. Un peuple qui se soigne par la parole, une Nation qui se tient debout en d&#233;pit de tout par le Verbe de ses cr&#233;ateurs. Le roman semble d&#233;signer la jeunesse, la femme et la culture comme les sources de vie de la nouvelle Ha&#239;ti. Yanvalou pour Charlie est la parole d'un enfant qui appelle la r&#233;surrection de sa terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci Lyonel. Merci Charlie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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