L’institution de Sacré-coeur incendiée par les gangs.

L’Institution du Sacré-Cœur incendiée par les gangs

L’Institution du Sacré-Cœur de Turgeau a été ravagée par les flammes après deux attaques successives perpétrées par les gangs qui contrôlent la zone depuis plusieurs mois.

John Smith Justin
27 nov. 2025 Le nouvelliste

L’annonce a été faite sur la page Facebook de l’institution, mardi 25 novembre 2025. « L’Institution du Sacré-Cœur a été incendiée volontairement. Ce n’est pas seulement un bâtiment qu’on a brûlé : ce sont des années de travail qui ont été anéantis, notamment après les nombreux efforts et sacrifices consentis pour la reconstruction de l’école touchée par le séisme de 2010 », déplore la direction dans sa publication.
Les responsables qualifient cet acte d’attaque « à toute une communauté et à l’éducation elle-même »dans un pays déjà à la dérive. « Ce geste barbare, irresponsable et criminel nous touche et nous choque profondément. Il a détruit des souvenirs, et tenté de briser la motivation de ceux qui se lèvent chaque jour pour apprendre ou enseigner », ajoutent-t-ils.
Selon les informations recueillies par le journal, les bandits avaient d’abord mis le feu à la partie résidentielle de l’école, laissant la façade intacte. Dans la soirée du mercredi 26 novembre, ils sont revenus pour incendier le reste du bâtiment. Une vidéo circulant sur des forums WhatsApp montre la structure entièrement ravagée par les flammes. Les démarches entreprises par le journal pour contacter un responsable de l’école ont été vaines.
Située à l’angle de l’avenue Christophe et l’avenue Jean Paul II, l’institution du Sacré-Cœur n’avait plus accès à ses locaux, depuis plusieurs mois, en raison des attaques répétées des gangs armés dans le périmètre de l’établissement scolaire. Le bâtiment de l’école servait parfois de refuge pour des individus armés lors d’affrontements avec les forces de l’ordre.
Fondée en 1905 et dirigée par la Congrégation des Filles de la Sagesse, l’institution du Sacré-Cœur de Turgeau a formé plusieurs générations d’élèves et marqué l’histoire éducative du pays. Malgré le choc et la perte, la direction affirme maintenir sa détermination à préserver l’héritage de l’école.
« Malgré la douleur, nous restons debout pour affirmer que l’éducation restera toujours plus forte que la destruction, fidèle à notre devise "Je sers" reprise à la fin de l’hymne de notre école : Je sers le Christ, je sers l’Église, je sers la Patrie de tout mon cœur », conclut la note.